Avec J. on s'est installé dans une piece, et on a parlé beaucoup parlé, lui m'a donné son point de vue, il m'a dit que je ne suis plus la même, que je porte sur mon visage chaque jour ma peine, que je suis tendue, hyper-réactive avec les filles... que c'était très ,trop difficile ,que lui ne pouvait pas changer ce qui c'est passé, que lui aussi souffre de ce que je suis devenue, et de ce qui c'est passé le 13/10. Il m'a demandé de lui dire exactement ce que j'éprouvais, alors j'ai pleuré comme jamais face a lui, j'ai pleuré en disant mon mal, mes manques, mes questions .
J'ai pleuré enfin ma douleur avec la seule personne qui a partagé le pire avec moi.
j'ai pu lui avouer ce que representait l'allaitement pour moi. Lui m'a dit combien les trois heures d'attente dans la chambre etaient horribles et qu'il ne pouvait pas toucher Emma tellement la peur de me perdre l'empechait de bouger. Il m' dit combien c'était difficile de me voir intubée, les yeux skotchés, et ne pouvant rien faire. Parler tous les deux nous a permis de nous comprendre a nouveau.
Voila un livre a lire absolument:

Dans la veine de Cécile, elle plante l'aiguille d'une perfusion, un goutte-à-goutte qui inonde son système d'une hormone stressante le Syntocinon. Le bébé va sortir, c'est sûr La battue a commencé. Cécile va accoucher le jour de son anniversaire et son mari l'accompagne. Mais la soirée tourne au cauchemar : victime d'une grave hémorragie, Cécile se retrouve entre la vie et la mort. Commencent alors les heures les plus longues qu'un homme amoureux puisse connaître. Paul erre dans les couloirs de la clinique, se heurte aux portes fermées du bloc opératoire... Il revient sur son passé, sur son métier, sur son histoire d'amour avec cette femme dont la vie s'enfuit. Paul Moreira nous décrit l'enfer minute par minute, l'effroi de cette attente où le jargon des médecins exacerbe l'impuissance et la rage contenue. Une histoire vraie, haletante et bouleversante : celle d'une course contre la mort.
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