
Te raconter c’est me plonger en moi, c’est aller frôler la mort pour te donner la vie, la, ce situe probablement toute ma souffrance, c’est frôler mes limites, c’est toucher du bout des doigts tout ce qui me fait moi. C’est toucher du bout des doigts la mort, c’est la sentir la alors que quelques instants plus tôt, on t’arrachait à moi.Te raconter c’est déjà te parler de la joie du jour ou le test a été positif, ces deux barres qui me disaient que tu étais la en moi. Ces larmes devant ce test, cette joie profonde, cette joie vrai, j’allais donner la vie.
J’ai pleuré ce jour la, de joie. C’était la première fois que « être enceinte » était aussi attendu, pour tes sœurs, j’étais tombée enceinte de suite.
Tomber enceinte, comme on tombe d’un arbre ?? Peut être un peu oui surtout la première fois, car quel changement, quelle aventure…
Devenir Ta Maman, c’était comme un accomplissement de ma vie de femme, de ma vie de mère, c’était comme un désir violent et furieux de faire naturel, d’avoir entièrement conscience de ce qui allait se passer le jour ou tu allais venir te lover sur mon ventre…
Comme si pour la première fois, forte de mon expérience j’allais pouvoir maîtriser ta naissance, j’allais pouvoir vivre tout ça juste pour moi, pour toi, avec papa.
Comme une naissance idéale, une naissance ou j’allais te sentir sur moi, humide, une naissance ou j’allais te sentir glisser hors de mon corps, ce moment unique, merveilleux, ou tu allais devenir toi a jamais.Je ne voulais plus de toutes ces mains de toute cette agitation autour de la femme qui donne la vie, je voulais juste qu’on soit nous…
Je me souviens, de ma première échographie, tu ne bougeais pas, j’ai pris peur, je me souviens de la deuxième échographie, ou on m’a dit que tu étais une fille, j’étais tellement heureuse, tu n’étais plus « le bébé » soudain, tu es devenue Emma. Une moitié de grossesse sans savoir que tu étais une fille, et en une seconde te voila avec une identité, quelle magie .
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