
Emma,
Voilà maintenant un peu plus de deux mois que tu es la....
Et aujourd'hui je veux te dire MERCI. Tu es née de la pire des manières à mes yeux, je ne t'ais pas mise au monde, c'est R. qui l'a fait.
J'etais couchée là, inerte, sur cette table quand j'ai entendu ta voix juste là, à coté ,mais je ne pouvais pas te voir... et je pleurais de joie ...
Tu as surgit de derrière ce champ opératoire.
On t'a mise contre moi, tu hurlais, alors dans cette émotion, je t'ai parlé tout doucement, je t'ai dit combien je t'aimais ,combien tu étais belle, je t'ais dit que j'étais ta maman, je t'ais murmuré ton prenom, tu m'as écouté, tu as arrêté de pleurer , tu as ouvert tes yeux....
Mes larmes ont coulé sur tes joues. J'étais tellement bien là.
Je ne savais pas à ce moment là, que c'etait la seule fois que tu allais être contre moi avant trois jours.
Et puis, mon corps, pour la deuxième fois de la journée a decidé de m'abandonner. Il c'est vidé de son sang, tu etais avec ton papa, moi je n'étais pas là, j'étais loin de toi ,seule ...
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Je sais que toutes mes collègues de néo-nat t'ont fait des calins, je sais qu'elles etaient la pour toi, mais moi non, tu as été ma première inquiétude en réanimation , ton prénom est le premier mot que j'ai dit en me reveillant.
Je sais que toutes mes collègues de néo-nat t'ont fait des calins, je sais qu'elles etaient la pour toi, mais moi non, tu as été ma première inquiétude en réanimation , ton prénom est le premier mot que j'ai dit en me reveillant.
Tout mon corps te réclamait. J'essayais de ne pas penser à toi pour eviter de souffrir, j'essayais de t'imaginer... et puis cet allaitement que je pensais alors raté aussi.... Je mesurais déja sur ce lit , branchée de partout, combien j'allais souffrir de tout ca....
Et puis le dimanche soir enfin je t'ais vu arriver dans ma chambre, j'ai enfin pu te prendre dans mes bras, te toucher, te renifler. On m'avait enfin rendu une partie de moi, j'étais enfin ta maman .... mais je ne pouvais ni te nourir, ni te changer... mais tu etais là c'etait déja beaucoup.
Et puis le dimanche soir enfin je t'ais vu arriver dans ma chambre, j'ai enfin pu te prendre dans mes bras, te toucher, te renifler. On m'avait enfin rendu une partie de moi, j'étais enfin ta maman .... mais je ne pouvais ni te nourir, ni te changer... mais tu etais là c'etait déja beaucoup.
Et , le lundi apres-midi, on m'a dit que je pouvais te mettre aux seins, mais que je ne devais pas trop espérer reussir l'allaitement ...
Et là, Emma je t'ais decouverte , nous etions enfin reunit l'une contre l'autre.
As tu mesuré mon besoin de reussir cet l'allaitement?As tu toi aussi eu ce besoin d'etre aux seins pour etre bien? Peu importe la raison, tu as accepté de teter mes seins malgre la faim.
Aujourd'hui ma toute petite fille, nous partageons ces moments a nous deux , je reste à chaque fois sans voix, tu me regardes droit dans les yeux ,je te regarde aussi, les mots n'ont aucune raison d'etre , tu es là, je suis là , et je te remercie pour ce merveilleux cadeau que tu m'as fait. Je m'accroche de tout mon etre a cet allaitement afin de ne pas craquer, j'ai besoin de cet allaitement pour me sentir mère , ta naissance devait etre un moment magique, mais le stress, la peur et la tristesse ont dominé cette journée.
La blessure qui est en moi restera a jamais ... Je te remercie pour tout ce que tu me donnes ma petite Fée... Je t'AIME.
2 commentaires:
merci, c'est tres beau et touchant ce que tu as ecrit, j'en ai les larmes aux yeux. C'est merveilleux d'etre maman et la complicite avec son bebe est quelque chose d'unique. Je vous souhaite tout le bonheur du monde
Merci Anonyme ;o) heureuse de te lire sur mon blog. A bientot j'espere
Vero
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