
La colère est mauvaise conseillère, dit le dicton.
A mon sens, c'est à la fois juste et faux.
C'est juste quand il s'agit de répondre à une personne qui vous a blessée, quand il s'agit d'agir trop vite, dans la précipitation.
C'est faux - et la colère peut être à mon sens salutaire, lorsqu'elle se manifeste dans un processus de deuil.
Après le choc, après l'incrédulité, quand on a réalisé ce qu'on venait de vivre, quand l'intensité de la nouvelle relâche un peu son étau, elle est bénéfique parce qu'elle permet de rebondir, d'avancer, de se "fâcher" contre ce qu'on a dû vivre, contre ce qu'on a dû encaisser, contre ce à quoi on a dû faire face.
Dans un deuil, dans un premier temps, c'est comme couler au fond d'une piscine, on ne sait pas quand on va cesser de sombrer.
Puis, tout à coup, on "touche le fond", on peut se repousser et à mon avis, c'est là qu'intervient la colère : on ne veut plus glisser, on ne veut plus subir le flot, la chute....
On se fâche, on crie, on s'énerve et ça, je pense, c'est comme se repousser très fort depuis le fond, pour remonter, petit à petit.
Véro, je ne sais pas si des erreurs ont été commises lors de votre prise en charge, si des "fautes" pourront être trouvées et je ne sais même pas si le fait de trouver un "coupable" pourra t'aider à remonter plus vite.
En revanche, que tu te fâches, que tu cherches, que tu essaies de comprendre, ça, c'est "bon", c'est "juste", pour toi, pour ta vie, pour ta perception des événements très difficiles que tu as dû vivre.
Cette colère que tu ressens, elle te permet de changer ta vision de toi-même : tu n'es plus seulement une femme qui a traversé une des pires tempêtes, incapable d'avoir de la maîtrise sur les événements, tu es aussi une femme qui se rebiffe contre son destin, qui veut affronter pour surmonter.
Alors, j'ai juste envie de te dire "crie, fâche-toi, écris si tu l'estimes nécessaire, consulte ton dossier, essaie de comprendre, regarde les gens et les choses en face et dis ton désaccord, tes peurs, tes craintes, tes frustrations" : des larmes, tu n'en as peut-être plus, là, tout de suite mais je sens que tu as de la ressource pour, bientôt, dépasser aussi cette colère qui est un énorme "bond" pour remonter.
Remonter vers des horizons plus ensoleillés, pour reprendre la barre et être un capitaine, avec ses moussaillons, sur une mer qui ne sera jamais d'huile mais où le soleil pourra réellement briller.
A mon sens, c'est à la fois juste et faux.
C'est juste quand il s'agit de répondre à une personne qui vous a blessée, quand il s'agit d'agir trop vite, dans la précipitation.
C'est faux - et la colère peut être à mon sens salutaire, lorsqu'elle se manifeste dans un processus de deuil.
Après le choc, après l'incrédulité, quand on a réalisé ce qu'on venait de vivre, quand l'intensité de la nouvelle relâche un peu son étau, elle est bénéfique parce qu'elle permet de rebondir, d'avancer, de se "fâcher" contre ce qu'on a dû vivre, contre ce qu'on a dû encaisser, contre ce à quoi on a dû faire face.
Dans un deuil, dans un premier temps, c'est comme couler au fond d'une piscine, on ne sait pas quand on va cesser de sombrer.
Puis, tout à coup, on "touche le fond", on peut se repousser et à mon avis, c'est là qu'intervient la colère : on ne veut plus glisser, on ne veut plus subir le flot, la chute....
On se fâche, on crie, on s'énerve et ça, je pense, c'est comme se repousser très fort depuis le fond, pour remonter, petit à petit.
Véro, je ne sais pas si des erreurs ont été commises lors de votre prise en charge, si des "fautes" pourront être trouvées et je ne sais même pas si le fait de trouver un "coupable" pourra t'aider à remonter plus vite.
En revanche, que tu te fâches, que tu cherches, que tu essaies de comprendre, ça, c'est "bon", c'est "juste", pour toi, pour ta vie, pour ta perception des événements très difficiles que tu as dû vivre.
Cette colère que tu ressens, elle te permet de changer ta vision de toi-même : tu n'es plus seulement une femme qui a traversé une des pires tempêtes, incapable d'avoir de la maîtrise sur les événements, tu es aussi une femme qui se rebiffe contre son destin, qui veut affronter pour surmonter.
Alors, j'ai juste envie de te dire "crie, fâche-toi, écris si tu l'estimes nécessaire, consulte ton dossier, essaie de comprendre, regarde les gens et les choses en face et dis ton désaccord, tes peurs, tes craintes, tes frustrations" : des larmes, tu n'en as peut-être plus, là, tout de suite mais je sens que tu as de la ressource pour, bientôt, dépasser aussi cette colère qui est un énorme "bond" pour remonter.
Remonter vers des horizons plus ensoleillés, pour reprendre la barre et être un capitaine, avec ses moussaillons, sur une mer qui ne sera jamais d'huile mais où le soleil pourra réellement briller.
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