
Je suis chez moi depuis 15h.
Enfin chez moi, J.est formidable, il m'aide pour marche, me rassure, m'aide à m'installer sur mon canapé.
Marcher, bouger, respirer tout est horriblement difficile. Je n'arrive même pas à prendre un verre d'eau dans la main sans trembler.
15h30
Emma se reveille, Emma enfin te voilà, j'ai peur si peur que tu me rejetes, que tu refuses de venir vers ta maman qui t'a laisser une semaine.
Peux tu comprendre? peux tu accepter cette absence?
Tu es venue devant moi, tu m'as regardé très surprise de me voir dans le salon couchée. J'ai vu ton sourire, ton emotion, tes petites joues sont devenues toutes rouge. Tu es montée sur moi, j'avais mal mais j'avais besoin tout comme toi de ce rapprochement physique. Tout mon corps te reclamait.
Tu as posé ta petite tète contre ma joue, je t'ais chanté notre chansson, notre hymne à l'amour.
Mes larmes coulaient ,tu chantais avec moi.
Nous sommes restées ainsi quelques instants sans mot sans rien, comme le jour de ta naissance, Toi, Moi dans cette bulle d'amour juste quelques minutes.
Je n'avais pas eu de médicaments, l'hôpital avait oublié de me donner des ordonnances!!!
Mon médecin n'allait venir que le lendemain matin.
Chaque minute etait un calvaire, mes filles m'aidaient aux toilettes, j'étais incapable d'être seule, elles m'aidaient a marcher.
C'est tout de même formidable les enfants, ils comprennaient bien à quel leur maman était diminuée.
le 16/09/2008
Mon médecin est passé à 12h , il a été formidable, il m' a expliqué qu'il fallait absolument que je puisse vivre un minimum normalement et qu'il allait trouver.
On a augmenté les doses de morphine . 200 mg de morphine (des doses a effet prolongé et des doses a effet rapide)+ du daphalgan toutes les 4 heures.
Je voulais pouvoir me laver. depuis 1 semaine pas une douche, mes cheuveux étaient plus que gras.
Pour me laver il fallait aussi accpeter que J. soit présent, mais pas que présent, il fallait que j'accepte qu'il me lave, me sèche, m'habille.
Je devais accpeter que l'homme de ma vie devienne un soignant, que d'un coup, je devienne dépendante de lui encore une fois.
18/09/2008
Petit à petit la morphine m'aide, masque ma douleur, m'aide à me remettre debout sans que tout mon corps se mette à trembler.
Mon doc est tout de même extrêmement surpris par la violence de ma douleur, pour des douleurs post-op.
Je reçois une lettre du neuro-chir qui se demande si je n'ais pas un autre soucis ailleurs. Le rhumatologue quant à lui, se demande si la colonne tient le coup ??
19/09/2008
Message du soir,
alors toujours pareil, ni plus ni moins.
Je sens bien que la morphine masque tout, car des qu'arrive l'heure de la fin de l'action la douleur monte, je ne la laisse pas me couper le souffle...
Je vais essayer lundi de baisser de 20 mg la morphine pour tester.
Grande victoire aujourd'hui j'ai reussit a faire cuire de la vainde hachée sans trop souffrir... c'est deja ca, et j'ai pu manger a table les deux repas ca fait du bien de manger assise ...(c'est un peu pathétique tout de même)
Ce soir je voulais vous raconter un peu tout ce qui c'est passé mais je ne vais pas tenir le coup dc ca attendra.
Lettre de m*
n'aies pas peur d'y croire, chaque pas de pris est un pas de gagné, même s'il devait y avoir un recul, même si demain tu devais ré-augmenter les doses, pour les rebaisser ensuite, même si malgré nos ondes, nos prières, nos pensées, et ton courage, tu devais rencontrer à nouveau des embûches, la pire chose qui puisse t'arriver serait de ne plus savoir reconnaître l'embellie quand elle est là.
Je suis heureuse de lire que tu as la force, l'énergie, la confiance, d'accepter en toi l'espoir que représente chaque matin meilleur que le précédent.
Ce n'est pas une pente que tu remontes, c'est une falaise abrupte, et à mains nues, personne ne pourrait t'en vouloir de baisser les bras, de ne plus y croire.
C'est un réel bonheur de constater que ce n'est pas le cas, et que tu parviens à vivre et à exprimer ta joie.
22/09/2008
Petit moral ce matin,soiré et nuit relativement difficile, ce matin j'ai du reprendre les doses du debut.... mais ca va aller, j'ai peut etre baissé trop vite tout simplement.
Enfin chez moi, J.est formidable, il m'aide pour marche, me rassure, m'aide à m'installer sur mon canapé.
Marcher, bouger, respirer tout est horriblement difficile. Je n'arrive même pas à prendre un verre d'eau dans la main sans trembler.
15h30
Emma se reveille, Emma enfin te voilà, j'ai peur si peur que tu me rejetes, que tu refuses de venir vers ta maman qui t'a laisser une semaine.
Peux tu comprendre? peux tu accepter cette absence?
Tu es venue devant moi, tu m'as regardé très surprise de me voir dans le salon couchée. J'ai vu ton sourire, ton emotion, tes petites joues sont devenues toutes rouge. Tu es montée sur moi, j'avais mal mais j'avais besoin tout comme toi de ce rapprochement physique. Tout mon corps te reclamait.
Tu as posé ta petite tète contre ma joue, je t'ais chanté notre chansson, notre hymne à l'amour.
Mes larmes coulaient ,tu chantais avec moi.
Nous sommes restées ainsi quelques instants sans mot sans rien, comme le jour de ta naissance, Toi, Moi dans cette bulle d'amour juste quelques minutes.
Je n'avais pas eu de médicaments, l'hôpital avait oublié de me donner des ordonnances!!!
Mon médecin n'allait venir que le lendemain matin.
Chaque minute etait un calvaire, mes filles m'aidaient aux toilettes, j'étais incapable d'être seule, elles m'aidaient a marcher.
C'est tout de même formidable les enfants, ils comprennaient bien à quel leur maman était diminuée.
le 16/09/2008
Mon médecin est passé à 12h , il a été formidable, il m' a expliqué qu'il fallait absolument que je puisse vivre un minimum normalement et qu'il allait trouver.
On a augmenté les doses de morphine . 200 mg de morphine (des doses a effet prolongé et des doses a effet rapide)+ du daphalgan toutes les 4 heures.
Je voulais pouvoir me laver. depuis 1 semaine pas une douche, mes cheuveux étaient plus que gras.
Pour me laver il fallait aussi accpeter que J. soit présent, mais pas que présent, il fallait que j'accepte qu'il me lave, me sèche, m'habille.
Je devais accpeter que l'homme de ma vie devienne un soignant, que d'un coup, je devienne dépendante de lui encore une fois.
18/09/2008
Petit à petit la morphine m'aide, masque ma douleur, m'aide à me remettre debout sans que tout mon corps se mette à trembler.
Mon doc est tout de même extrêmement surpris par la violence de ma douleur, pour des douleurs post-op.
Je reçois une lettre du neuro-chir qui se demande si je n'ais pas un autre soucis ailleurs. Le rhumatologue quant à lui, se demande si la colonne tient le coup ??
19/09/2008
Message du soir,
alors toujours pareil, ni plus ni moins.
Je sens bien que la morphine masque tout, car des qu'arrive l'heure de la fin de l'action la douleur monte, je ne la laisse pas me couper le souffle...
Je vais essayer lundi de baisser de 20 mg la morphine pour tester.
Grande victoire aujourd'hui j'ai reussit a faire cuire de la vainde hachée sans trop souffrir... c'est deja ca, et j'ai pu manger a table les deux repas ca fait du bien de manger assise ...(c'est un peu pathétique tout de même)
Ce soir je voulais vous raconter un peu tout ce qui c'est passé mais je ne vais pas tenir le coup dc ca attendra.
Lettre de m*
n'aies pas peur d'y croire, chaque pas de pris est un pas de gagné, même s'il devait y avoir un recul, même si demain tu devais ré-augmenter les doses, pour les rebaisser ensuite, même si malgré nos ondes, nos prières, nos pensées, et ton courage, tu devais rencontrer à nouveau des embûches, la pire chose qui puisse t'arriver serait de ne plus savoir reconnaître l'embellie quand elle est là.
Je suis heureuse de lire que tu as la force, l'énergie, la confiance, d'accepter en toi l'espoir que représente chaque matin meilleur que le précédent.
Ce n'est pas une pente que tu remontes, c'est une falaise abrupte, et à mains nues, personne ne pourrait t'en vouloir de baisser les bras, de ne plus y croire.
C'est un réel bonheur de constater que ce n'est pas le cas, et que tu parviens à vivre et à exprimer ta joie.
22/09/2008
Petit moral ce matin,soiré et nuit relativement difficile, ce matin j'ai du reprendre les doses du debut.... mais ca va aller, j'ai peut etre baissé trop vite tout simplement.
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