dimanche 1 février 2009

Quand la naissance devient le combat pour la vie


Avant de commencer le recit de mon accouchement je tiens a vous prevenir qu'il n'est pas comme ceux dans les livres, qu'il est loin de ce que je voulais,que c'est mon combat pour la vie.


Vendredi 13/10/2006 00h10


je me lève pour faire un gros pipi, puis je vois que j'ai un message sur mon portable, Une amie, m'annonce la naissance de sa fille,tout en lisant ce message,
je perds les eaux. Je sens s’écouler une grande quantité de liquide, je suis trempée.
Le liquide est chaud, c’est ton liquide, celui dans lequel tu t’es faite toi. J'inonde littéralement le sol, ce qui me fait rire, je vois aussi que le liquide est teinté, j’ai une angoisse.. vas-tu bien ?? étant du métier je sais que cela peut être le signe d’une souffrance.
Je réveille Julien qui est impressionné par la quantité de liquide. Je téléphone à la maternité pour les prévenir de mon arrivé, je n’ai pas de contractions.
Nous prenons la route, l’eau coule toujours beaucoup entre les jambes, je me demande pourquoi la tète ne fait pas bouchon. Je suis toute excitée, je suis au bord des larmes tant l’émotion est forte. Faut dire qu’on était proche du terme, J-3.


1h00


Nous arrivons a l’hôpital, sur le chemin du service de maternité, je continue a inonder mes habits, le sol, malgré des serviettes entre les jambes.Nous voila en salle d'examens, je suis très heureuse de savoir que maintenant le moment allait arriver. Je pense à ce liquide teinté.Au monitoring tout va bien, mon col est ouvert a 2cm. La sage-femme n’est pas inquiète.
Je reste 2 h sous monitoring et rien pas une seule contraction. La sage-femme me dit que la tète est haute très haute. Elle me dit également qu’on va attendre l’arrivée des contractions, et si rien ne se passe jusqu’à demain, ils feront un déclenchement.
J’ai totalement confiance, car j’ai travaillé dans cette maternité.On file en chambre, Julien s'effondre dans le lit, il avait travaillé la nuit précédente, moi je marche, marche et remarche... Je sens que des contractions arrivent enfin vers 4h30. dans le couloir je lis tous les documents qui trainent. Je lis le prix des journées, d’un transfert en Samu…



Vers 6h00


la plus de doutes possible, je vais accoucher. Les contractions sont fortes, elle envahissent mon corps, elle commencent dans le bas du ventre puis remonte sur l’ensemble de ton corps, elles te serrent, moi je respire, calmement en répétant sans cesse, « la douleur n’est rien si elle est maîtrisée ».Je n’est plus de répit, elle se succèdent les unes aux autres, je suis fatiguée par cette nuit de marche.


A 7h30


je sonne, la sage-femme arrive, les contractions sont très fortes, longues et successives... Elle m’ausculte, me dit que je suis a 6 cm, puis me fait un deuxième toucher, je lui demande pourquoi, elle me dit qu’elle a un doute sur la position du bébé… mais n’insiste pas, et me dit que la tète est toujours haute. Je me change et je pars en salle d'accouchement.


Je suis extrêmement nerveuse, j’y suis, enfin, je vais te découvrir, je vais te donner la vie, je suis envahie par l’émotion, mais la douleur me fait rester présente, j’ai de plus en plus de mal a la gérer, tant les contractions sont violentes, comme si a chaque instant on me poignardait, comme si plus rien ne pouvait me soulager, même respirer me fait mal. J’ai peur de ne pas y arriver, de ne pas gérer.


La sage-femme me dit qu'elle fera tout pour moi afin que mes choix soient respectes, et que si je veux rester debout je peux. Elle file car une dame doit accoucher.
Soudain une furieuse envie de pousser me prends je le dis, La sage-femme me dit de sauter sur la table qu'elle fait naître le bébé à coté et arrive.

Elle vient en trompe, alors que je pousse, Julien est la a coté de moi, il est heureux je le vois, il a hâte de voir sa fille, car ce liquide teinté lui fait peut aussi , elle m'ausculte, je suis a 8 cm , elle me dit d'essayer de ne pas pousser car mon col gonfle. Elle demande au gynécologue de garde de venir, je suis heureuse c'est le mien.

Apres trois toucher il dit "que nan c'est une tète".... 5 mns après je n'en peux plus j'ai trop mal.... Elle revient mon col est pareil mais la elle me dit... « La plus de doute c'est un siège décomplété, je viens de lui mettre le doigt dans les fesses ,

« UN SIEGEEEEEEEEEEEEE !!!!!

Ces mots résonnent dans ma tète, ces mots me font mal, j’ai très peur, je sais que le risque de césarienne est important.Ma fille a culbute en siège au dernier moment. Ceci n’était pas possible….

Le gynécologue arrive et m'explique que les fesses sont hautes de chez hautes qu'il vaut mieux que je prenne la péridurale pour décontracter le col au maximum, et permettre a Emma de descendre dans mon bassin.
J’accepte, l’anesthésiste arrive, j’ai trop mal, je ne pourrais jamais m’asseoir, je suis pliée en deux sur la table d’accouchement, j’essaye de me calmer mais la peur, la douleur, le choc de l’annonce, me font perdre pieds. Je dis que je ne veux plus de la péridurale, le médecin déjà bien blasé s’énerve, me dit qu’il n’a pas la journée a passer avec moi, qu’il a du boulot, que je dois me décider rapidement.
Une amie infirmière me motive, me calme, me dit que ca va aller.
Voila je suis assise, mais j’ai l’impression que tout mon arrière va exploser sous la violence de la douleur, je respire fort très fort, je bouge mes orteils, pour gérer la douleur, l’infirmière me parle calmement, voila je sens la douleur me quitter, la péridurale est alors un immense soulagement. Par contre je ne sens plus rien du tout, tellement celle-ci est forte.
Après un long moment, on m’ausculte a nouveau, toujours pareil… je somnole, je suis fatiguée, mais j’y crois toujours, j’ai peur, j’écoute ton petit cœur, qui berce ma vie a ce moment la. Je t’écoute pousser les capteurs, je suis rassurées.
Le gynécologue arrive avec la sage-femme, on me prend ma température, j’ai 38.1 il est 12 h. Tu es toujours haute.
Mon dieu !!! a ce moment précis, je suis en larmes, je sais déjà ce qui va ce dire, je ne veut pas entendre les mots, je ne veux surtout pas entendre ce mot la.
Je demande a R. pourquoi je n’ai pas de syntho alors que cela fait 2 heures que je n’ai pas de contractions, Il me répond que si , je lui demande de regarder, il demande a la sage-femme d’en poser de suite.
Je pleure, il essaye de me rassurer, de me dire qu’Emma peut arriver encore, que je dois y croire, on me met assise, j’écoute mon cd, « le voyage de la mer », ma joie a disparu, ma gaîté aussi. Je te supplie de naître, je te supplie, de venir toute seule, j’écoute les vagues se fracasser sur les rochers, je suis comme ces vagues, un rouleau de douleurs face a ce qui va se passer.
R. me dit, "je te laisse 30 mns sous synto si rien ne bouge on ne va pas pouvoir rester comme ça.... Je n'arrête plus de pleurer, j'ai si peur ,Julien essaye désespérément de me consoler mais moi je suis désespérée. Je ne vais pas pouvoir accoucher. Il me dit qu’Emma doit sortir, qu’elle risque sa vie, je sais tout ca, mais je ne veux pas y aller. Ce n’était pas possible.
Le désespoir, de ma vie de femme dilatée a 9 cm, qui ne fera pas naitre son enfant,
Le désespoir qui fait que tout s’effondre, je suis seule, face a moi, face au bloc opératoire qui va s’ouvrir sur moi.
Tout va très vite, trop vite...
12h30,

Pose de la sonde urinaire, rasage, je pleure, je crie ma douleur, mon désespoir, je voudrais, effacer ce ventre, j’ai envie de taper dessus..
J’embrasse Julien, il me dit combien il m'aime, il me dit d’être courageuse, je vois ses yeux rougir... Je sens qu’il a mal pour moi, mais je suis dans mon desespoir ,je ne suis plus que douleurs.

A 13h

On me prépare pour le bloc, je tremble, je suis plus que mal ...car être éveillée pendant qu'on me coupe est de l'ordre de l'horreur. Je dis a la sage-femme que je voudrais Julien a mes cotes. Elle me dit que l'anesthésiste ne va jamais vouloir vu que c'est une césarienne d'urgence. Tout s'accélère, me voila en larmes sur la table, l'équipe autour de moi me soutien merveilleusement il n'y a que d'anciennes collègues a moi . Je regarde ce qui se prépare, les sonde d’aspiration, la boite de césarienne fait son entrée, l’anesthésiste colle les capteurs sur mon corps nu, je suis la nue, désemparée, je ne vais plus rien contrôler.
L’anesthésiste me dit que je suis négative, je l’emmerde celui-la, ma vie va changer je le sais. Que j’ai peur, j’espère encore que tu vas surgir entre mes jambes….
On met le champ opératoire devant mes yeux, tout est prêt.Mon corps endormi est prêt aussi, je sens R. qui commence, je ne sens pas les gestes mais je sais qu'on me touche.

On va me couper, on va ouvrir grand mon corps pour aller y chercher ,y arracher ma fille, j’allais vivre tout cela, inerte, absente.

On allait glisser en moi des mains, on allait entrer dans ce qui fait de moi la femme, la mère,la fille de.. on allait « violer » mon utérus, berceau de mes enfants.

Je deviens acteur de cette naissance.Soudain Julien est la, derierre moi ,au moment ou je sens sortir les fesses a Emma, je le dis , R. me dit que oui.... J'ai presque l'impression d'accoucher. Je pleure car j'entends pleurer ma fille ;elle pleure , je suis maman. Je te vois arriver soudain devant moi, tu nais a mes yeux a travers ce champ.On vient te poser sur mon épaule, tu es belle, tu es dans ton tissu blanc, tu es pleine de vernix, je sens ta chaleur, tu hurles, tes cheveux sont collés. Je te murmure ton prénom :
« Emma je suis ta maman, je suis la mon bébé, tu es belle, tu te prénommes EMMA je t’aime », tu m’offres alors le plus précieux des cadeau, tu t’arrêtes de pleurer, tu ouvres tes yeux, tu m’écoutes. Je pleure, je t’aime tant, je voudrait arrêter le temps et te garder la… JE SUIS MAMAN, TA MAMAN, Tu es mon bébé Tu es EMMA .
il est 13h10 et tu viens de naître dans les mains du docteur R.
J. pleure aussi, je vois couler ses larmes derrière son masque. Il me dit qu'il m'aime qu'il est si fière de moi.
Moment à nous deux, unique moment magique.
Ensuite elle va juste a coté et je peux tout voir, ses soins, le pediatre, le bain....elle hurle ce qui me fait rire car elle est deja bien tetue comme ses soeurs elle 'naime pas être dérangée.
Soudain je sens une douleur, je le dis à R. ,il me dit que c'est normal, car il a remis mon uterus dans le ventre , j'ai mal tout de même alors que je suis encore sous péridurale, j'ai des nausés. Je demande qu’on appelle l’anesthésiste,il m’injecte quelque chose, j’ai toujours mal, je suis inquiète car je me dis qu’est ce que je vivre quand je ne serais plus sous péri ???L'anesthesiste me dit que ca va aller ,que c'est presque terminé, que c’est le stress qui retombe.
Je sens que ce n’est pas normal, mais je n’ose plus rien dire, je suis lasse, déçue, et je n’ai meme plus envie d’être apres, car je ne veux pas avoir mal.Voila c'est termine, j'ai toujours cette douleur. R. dit à une infirmière qu’elle doit prévenir la secrétaire des consultations, qu’il arrive.

On part en salle de reveil.

A peine installée, dès la première prise de tension, j'ai envie de vomir, j'ai très mal au ventre. Je sens que quelque chose ne va pas mais quoi ??

J. est la sur une chaise avec Emma dans ses bras. Il regarde ,ne dit rien. Je lui fais un sourire forcé, j’ai mal, je ne veux plus avoir mal je suis fatiguée, voila 14h que j’ai perdu les eaux.L'anesthésiste arrive, ma tension est à 9. On me change les perfusions, une sage-femme regarde et j'ai des Caillaux de sang qui coulent entre mes jambes.

Je comprends, je saigne, je sais « hémorragie » comment est ce possible après une césarienne ?? Moi je me sens de plus en plus mal, je vois tout le monde s'agiter, les alarmes sonnent sans cesse, j'ai tellement mal au ventre. je vomis encore et encore et a chaque fois la douleur est horrible,vive elle saisie tout mon être, je cherche de la force, je me dis que ca doit s’arreter, j’ai tellement mal, je ne sais pas ou chercher cette force, je transpire, j’ai froid, je respire vite, j’ai la tète qui tourne tant la douleur est la.

Et cette alarme qui sonne encore et encore, je vois une élève qui appuye sans cesse sur arret alarme sonore. Je vois ma tension 5/3 mon dieu je sens que rien ne va plus ....

Je regarde J. qui est assis prêt de moi avec Emma il ne bouge plus je vois son visage si tendu, son regard si inquiétant. Je lis dans ces yeux que c’est grave, je le lis aussi dans l’agitation continuelle autour de moi, on m’arrache le cathéter de péridurale, on m’injecte des choses, et ce « big bang big bang », encore cette alarme.

La sage-femme vient alors m'appuyer sur le ventre, je sais qu’elle va le faire, je supplie de ne pas le faire, elle enfonce son poing dans le nid de ma souffrance, je hurle, j’essaye d’aracher sa main, j'ai mal.... R. est la on lui a demandé de revenir , j'entends qu'on doit commander du sang, je me dis aidez-moi ,j'ai mal je me sens mal, je sens mon corps s'affaiblir....

L’auxiliaire de puériculture, me dit que Emma doit manger qu’elle va lui donner un biberon car la je ne peux pas allaiter, elle part avec Julien.

Je suis seule, j’ai tellement envie que tout s’arrête, je sens mon corps qui a du mal a suivre, je sens que les minutes qui passent endorment mon corps, seul encore la douleur ne change pas elle est la mon corps est coupe en deux, tenir il faut tenir, aidez moi, je n’en peux plus arretez de courir venez m’aider.

Je cherche des regards pour m'accrocher mais on court tout autour de moi.... Et j'entends:

" on repart au bloc".

Mon lit arrive devant le bloc, je demande a la chef de service de prévenir Julien. En fait non je voulais dire a cette dame, "dites a Julien que je l'aime" mais au fond de moi j'ai senti qu’il ne fallait pas le dire ces mots impression étrange..... je ne voulais pas dire cette phrase, tel un adieu, il ne fallait pas le dire.

J’entends derrière moi l’anesthésiste qui demande a un homme ce qu’il pense ?? si c’est abdominal ou utérin. Celui-ci répond, je ne sais pas on va aller voir.

Me voila sur la table d'opération pour la deuxième fois 1h30 après l'avoir quitté. Je sens mon corps me lâcher, il y a un autre chirurgien ,R. , tout le monde a l'air inquiet, je demande ce qu’on va me faire, le chirurgien me dit "vous rouvrir et au pire je devrais retirer votre utérus" . J’étais en accord avec tou pourvu qu’on arrete cette douleur..

Je pense a la mort mais je n'ai pas peur , j'ai juste envie qu'on m'endorme pour arreter cette douleur et cette sensation de tout perdre.
Personne ne parle, les regards fuient le mien, je me dis que ce que je vivais la était pas la réalite, je n’étais pas a nouveau sur cette table, pourtant il fait froid, il y a les masques, les gens qui courent..

J’entends « mais où est le sang ?? » , allez allez on se dépêche..

Je regarde R., je lis son inquiétude dans les yeux, je lui dis que je lui fais confiance. J’entends le deuxième chirurgien P. qui demande « bon alors vous allez l’endormir ? »
Je suis à bout, J'ai mal et je sens la faiblesse m'envahir, je sens mon corps qui me lâche, on cherche une veine pour me poser un deuxième perf pour le sang,
On tape sur le dessus de ma main gauche, je ne sens plus les « coups » je ne sens plus mes membres, j’ai froid, je lutte encore mais j’ai du mal a rester avec eux.

Je m’accroche a cette vie qui me quitte, elle me quitte comme ce sang qui coule en moi et hors de moi, qui brûle violement mes organes. Je vais peut être mourir ? Je n’arrive pas a réfléchir, mais je sais.
Je regarde l'anesthésiste je lui dis péniblement :
"je n'arrive plus à respirer".
Je vois la seringue blanche qui je connecte à la perfusion. On m'endort.........
La suite je n'en ais aucun souvenir.

J'ai donc été réopérer pour un hémoperitoine . Une artère utérine saignait.
J'ai passé 3 heures au bloc, j’ai eu 3 culots de sang. Etant stabilisé, le SAMU m'a transféré dans hôpital avec un service de réanimation , je suis partie, intubée, ventilée, anesthésiée.
Il est 19h30

Emma m'a suivit en Samu aussi pour aller en réanimation néo-natale en hébergement.

La nuit (récit des médecins) a été très difficile pour moi, je me suis dégradée ,le médecin chef de réanimation a fait venir deux gynécologues, ils ont hésite a m'ouvrir une troisième fois mais avaient peur que je ne le supporte pas. Ils ont passe la nuit a mes cotés j'ai eu encore 5 culots de sang, plus du plasma congelé.
J’ai passé un scanner dans la nuit , je ne saignais plus sur les images mais ma vie restait fragile.
Ils m'ont dit que j'étais aux portes du paradis jusqu'a 6 h du matin.

Que lorsqu'ils m'ont réveille des que je parlais je cherchais mes enfants. Ils ont dit qu'ils trouvaient ça positif car je luttais.

J'ai repris contact avec la réalité le samedi après-midi, je me demandais ou j’étais, on m'a dit « votre mari arrive »... on m'a explique ou j’étais, mais tout semblait étrange, je ne comprenais pas tout.
Ou-suis-je, je vois ce plafond bleu, je vois les ecrans, une vitre, en face de moi un tableau blanc, sur ma gauche un respirateur encore allumé.. Des perfusions partout, je me touche, je sens un masque sur mon visage, un tuyau dans mon nez, mon ventre ??? il y a un truc en plastique collé dessus je regarde un trou dans mon ventre, sous les cotes, avec une poche dessus et plein de sang….

Je ne comprends rien et je pleure….

On vient me prendre la main on m’explique en deux mots, Julien arrive, je VEUX MON BEBE , je voudrais le hurler, je voudrais le hurler plus fort que tout, ce ,’était pas possible de vivre cela , je ne voulais pas le vivre, je voulais avancer dans le temps, je voulais dormir pour faire avancer ce temps…..
Je ne pouvais qu’imaginer mon bébé… je ne pouvais rien faire d’autre… je voulais tirer du lait, pour être UNE MAMAN ,non j’étais la, comme les autres, suspendue a cette vie qui revenait doucement dans mon corps.
Qu’est ce que j’ai pleuré on me tenait ma main, on telephonait en réa pour me dire comment allait Emma…. Non moi je voulais Emma, on m’avait tout volé…. Il ne me restait que la douleur….. ..
Mes ex collègues de réa venait me soutenir, mais moi ca me fesait mal car elles touchaient ma fille…..

Je suis sortie de Réa le dimanche soir, et j'ai enfin pu toucher mon bébé .




Voici la référence d'un livre riche en informations sur la naissance et le "travail" de la femme. mon regret ne pas l'avoir lu avant Emma.Pour les équipes médicales et les parents, la césarienne est devenue une pratique banalisée, facile et programmable, quasiment industrialisée. Dépassant le débat du pour ou contre, le Dr. Odent donne ici un point très actuel sur les questions essentielles (pratiques, médicales, sociales et éthiques), liées à ce sujet. Ce livre s'adresse aux couples et aux professionnels. Il combat les idées reçues. Il explique les conséquences de l'opération césarienne sur l'enfant (immunité, développement sensoriel, capacité d'aimer, dépendance aux drogues...) ; la mère (hormones, allaitement, inhibitions, stimulation du néocortex, complications, rôle de l'hormone ocytocine) , et par ricochet sur la société et l'humanité. Il rappelle les besoins primordiaux de la mère lors de l'accouchement et les effets de sa surmédicalisation. Il distingue trois types de césariennes, leurs indications absolues ou discutables, et donne des conseils pour s'y préparer et des recommandations pour la période prénatale. Sous forme de courts chapitres, concis et accessibles, Michel Odent interpelle avec puissance le devenir de nos sociétés sur le domaine fondamental de la naissance.

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