tu vois les arbres quand on les coupe, en regardant les anneaux sur le bois, on peut apprendre plein de choses sur les aléas de leur existence.

je crois que pour toi c'est pareil. Ta douleur, aujourd'hui, c'est toi, c'est ta vie, ton quotidien, ton intimité. Mais ce temps là ne durera pas, la douleur va disparaître, puis les médicaments, et petit à petit le reste de ta vie va revenir au premier plan, et en te regardant, personne ne pourra deviner ce que tu auras vécu, pendant cette année terrible.
Mais à l'intérieur, il y aura un anneau qui n'aura pas la même forme que les autres, une entaille qui ne disparaîtra jamais.
Ce dont je suis certaine, après ces longs mois à te lire, c'est que cela ne t'empêchera pas de te déployer et t'épanouir, de "refleurir" en quelque sorte, comme ces arbres qu'on donne pour morts après un hiver difficile, et qui puisent finalement au plus profond la force de sortir un bourgeon, puis un autre pour finir par retrouver toute la verdeur de leur feuillage, et des centaines de fleurs.
je ne sais pas si mon image te parlera, mais je pense à toi,
j'espère que coucher ta blessure sur le papier t'aidera à prendre, petit à petit, tes distances.
m*
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